Réunis lundi 13 juillet à Paris à l’initiative de la France et du Royaume-Uni, les dirigeants de la « coalition des volontaires » ont réaffirmé leur engagement à renforcer le soutien militaire à l’Ukraine. Au cœur des discussions figuraient la défense antiaérienne, les garanties de sécurité pour Kiev et une pression accrue sur la Russie, qui a vivement dénoncé cette initiative.
Une vingtaine de chefs d’État et de gouvernement, ainsi que des représentants de 37 pays, ont pris part au sommet aux côtés du président ukrainien Volodymyr Zelensky, des dirigeants des institutions européennes et du secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte. À l’issue de la réunion, les participants ont confirmé leur volonté de poursuivre l’aide militaire à l’Ukraine, avec la perspective d’un déploiement d’une force multinationale une fois un éventuel cessez-le-feu conclu. Les premiers exercices de cette coalition devraient débuter à l’automne afin de préparer cette mission.
Les pays participants ont également annoncé la création d’une coalition dédiée au développement de capacités de défense contre les missiles balistiques. Cette initiative vise à renforcer la protection de l’Ukraine face aux frappes russes tout en améliorant la sécurité du continent européen. En marge du sommet, la France et l’Ukraine ont signé une feuille de route prévoyant l’acquisition par Kiev de 16 avions de combat Rafale, dont les premières livraisons sont annoncées pour 2028-2029. L’accord prévoit aussi la fourniture de batteries antiaériennes SAMP/T de nouvelle génération, de radars ainsi que la production sous licence en Ukraine de bombes AASM, de missiles Aster 30 et de missiles de croisière Scalp.
Emmanuel Macron a salué le « réveil stratégique » de l’Europe, estimant que les Européens devaient renforcer leurs capacités de défense face aux nouvelles menaces. De son côté, le Kremlin a vivement réagi à cette réunion. Le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, a dénoncé une « coalition de va-t-en-guerre » composée, selon lui, de dirigeants qui nourrissent l’illusion d’une défaite stratégique de la Russie. Moscou affirme qu’elle suivra de près les décisions prises lors de ce sommet.
