Les autorités françaises poursuivent leur mobilisation face aux incendies qui frappent plusieurs régions du pays. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a annoncé lundi que 59 personnes avaient été interpellées pour des départs de feu volontaires ou accidentels, tandis que l’incendie qui ravage la forêt de Fontainebleau reste hors de contrôle.
Selon le ministre, les personnes interpellées se répartissent entre 30 majeurs et 29 mineurs. Parmi elles, sept ont été placées en détention provisoire après avoir reconnu être à l’origine de mises à feu volontaires. Deux arrestations concernent spécifiquement l’incendie de la forêt de Fontainebleau, au sud de Paris. Déclenché dimanche, le principal foyer a déjà parcouru environ 1 200 hectares. Un second incendie, apparu à quelques kilomètres du premier, a également détruit une centaine d’hectares supplémentaires. Les autorités précisent que le feu n’est ni fixé ni maîtrisé et continue de progresser.
Par son ampleur, l’incendie de Fontainebleau figure déjà parmi les plus importants enregistrés dans la moitié nord de la France depuis 2006. Seuls deux feux survenus en 2022 dans les monts d’Arrée, en Bretagne, avaient détruit une superficie plus importante. Comme dans ce précédent, la piste criminelle est également étudiée. La vague de chaleur a aussi provoqué plusieurs incendies à proximité des infrastructures ferroviaires. Dix départs de feu ont été recensés lundi près des voies ferrées, perturbant notamment la ligne à grande vitesse Paris-Lyon. En soirée, SNCF Réseau a indiqué que les trois principaux incendies le long de l’axe sud-est étaient éteints et que la circulation des trains avait repris normalement.
Cette succession d’incendies intervient en pleine période estivale et souligne les défis croissants auxquels la France est confrontée face aux épisodes de canicule, qui favorisent la propagation rapide des feux et mettent sous pression les services de secours.
