En Ukraine, environ trois millions d’enfants ont effectué leur rentrée des classes le 1er septembre malgré la guerre. À travers le pays, les cours sont souvent allégés ou interrompus en raison des alertes aériennes et des bombardements. En territoire occupé, où l’on estime à environ 1,6 million le nombre d’enfants, les autorités d’occupation font tout pour gommer l’identité ukrainienne des élèves.
Des vidéos circulent depuis plusieurs jours sur les réseaux sociaux russes : dans des écoles des territoires ukrainiens illégalement occupés par la Russie, on y voit des soldats porter des piles de manuels scolaires, confisqués puis détruits.
De nouveaux manuels réécrivant l’histoire
Depuis le 1er septembre, de nouveaux manuels d’histoire édités par le ministère de l’Éducation nationale russe sont distribués. Dans ces livres, Moscou réécrit l’histoire des régions de Donetsk, Louhansk, Zaporijjia et Kherson selon le narratif russe. Le ministère y dépeint une histoire « unifiée de la Russie », un récit qui gomme les aspirations d’indépendance des peuples sous domination russe, dont l’apprentissage est désormais obligatoire dans les lycées des territoires occupés.
Une stratégie d’embrigadement dénoncée par Kiev
Cette stratégie de rééducation est dénoncée par les autorités ukrainiennes, qui rappellent que la Russie tente d’embrigader les enfants dès le plus jeune âge, en réécrivant leur cursus scolaire, puis en les forçant à rejoindre des groupes parascolaires patriotiques, dans le but de les inciter à terme à s’engager dans l’armée russe et à prendre les armes contre leur pays natal.
