La sécheresse s’intensifie en France après trois mois marqués par des vagues de chaleur répétées. Près de 70 % du territoire métropolitain est désormais soumis à des restrictions d’usage de l’eau. Face à cette situation, le gouvernement réunira mercredi 12 août les acteurs chargés de la gestion de la ressource pour faire le point sur la situation.
« Alors que la France traverse une sécheresse particulièrement intense, les effets du changement climatique continuent d’accentuer les tensions sur la ressource en eau », a indiqué lundi 10 août le ministère de la Transition écologique. Au 9 août, les 99 départements de la France métropolitaine étaient au minimum placés en situation de vigilance. Parmi eux, 67 étaient classés au niveau de crise, le niveau le plus élevé, tandis que 21 se trouvaient en alerte renforcée.
Au niveau de crise, l’utilisation de l’eau est limitée aux usages prioritaires, notamment la santé, la sécurité civile, l’eau potable et la salubrité. Les niveaux d’alerte et d’alerte renforcée entraînent également des restrictions concernant l’arrosage des jardins et espaces verts, le remplissage des piscines, le lavage des voitures ou encore l’irrigation des cultures.
Des tensions sur l’eau potable
La situation affecte également l’approvisionnement en eau potable dans plusieurs territoires. Le 27 juillet, la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, avait indiqué que 47 départements étaient concernés par des tensions sur l’alimentation en eau potable. Elle avait alors précisé que des coupures d’eau au robinet touchaient plus de 30 000 personnes dans 80 communes. Des camions-citernes ou des bouteilles d’eau étaient nécessaires pour assurer leur approvisionnement.
Le gouvernement veut désormais faire un état des lieux actualisé de la situation hydrologique. Mercredi, Monique Barbut réunira les membres du Comité d’anticipation et de suivi hydrologique (CASH) ainsi que les préfectures de région. Cette réunion doit permettre d’évaluer les conséquences de la sécheresse sur les différents usages de l’eau et sur les territoires. L’impact de la situation sur la faune et la flore sera également examiné.
Les participants doivent par ailleurs partager leur expérience de la gestion de cet épisode de sécheresse et réfléchir aux moyens de renforcer durablement l’anticipation, la prévention et la résilience des territoires face à des tensions de plus en plus fréquentes et intenses sur la ressource en eau.
