Dans une lettre commune adressée lundi 10 août à l’ensemble de la « famille du football », l’AFC, la Concacaf et l’UEFA ont vivement critiqué la manière dont la FIFA est actuellement dirigée. Les trois confédérations défendent une gouvernance plus transparente et indépendante, tout en mettant en cause la gestion récente de plusieurs décisions au sommet de l’instance mondiale.
Une crise de confiance au sommet
Pour les trois organisations, les avancées réalisées par le football international ces dernières années sont le résultat d’un travail collectif associant la FIFA, les confédérations et les associations membres. Elles rejettent ainsi l’idée que ces progrès puissent être attribués à une seule personne ou institution. Au cœur de leurs préoccupations figure notamment le projet controversé autour d’une participation dans la Coupe du Monde de la FIFA. Les signataires estiment que cette proposition a été élaborée dans un délai trop court et sans consultation suffisante des associations membres. Ils considèrent qu’il ne s’agit pas simplement d’un problème de communication, mais d’une erreur de jugement ayant profondément affecté la confiance entre les différentes instances du football.
Les trois confédérations demandent également qu’un examen indépendant soit mené sur les événements récents. Selon elles, la FIFA ne devrait pas être chargée elle-même d’enquêter sur ses propres décisions, ni par l’intermédiaire de ses employés ni d’autres parties prenantes directement concernées. La lettre revient aussi sur une réunion organisée récemment au Maroc, à laquelle n’aurait participé qu’un seul responsable élu de la FIFA. Aucun membre du Conseil de la FIFA ni aucune association membre n’avait été convié, tandis que seuls certains hauts responsables de l’administration de l’instance étaient présents.
L’appel à une gouvernance collective
L’AFC, la Concacaf et l’UEFA affirment que leur démarche ne vise ni les ressources destinées aux associations membres ni les réformes déjà adoptées, notamment l’élargissement des compétitions et la répartition des places pour les Coupes du Monde. Elles insistent au contraire sur la nécessité d’utiliser de manière responsable les ressources disponibles pour poursuivre le développement du football.
Les trois confédérations placent désormais l’intégrité du football et de ses dirigeants au centre de leur position. Elles rappellent que les fonctions de direction doivent être exercées au nom de l’ensemble de la communauté du football et non comme un pouvoir personnel.
La lettre appelle ainsi à davantage de transparence, de responsabilité et de respect des institutions. Pour ses signataires, l’unité du football mondial ne peut être préservée qu’à travers une gouvernance fondée sur la confiance et la responsabilité collective.
