Deux postes électriques allemands ont été ciblés mardi 1er septembre par des actes de sabotage présumés, à Jänschwalde, près de la frontière polonaise, et à Bergheim, dans l’ouest du pays. Les autorités enquêtent notamment sur l’hypothèse d’opérations téléguidées par un État étranger ou d’actions menées par l’extrême gauche.
À Jänschwalde, plusieurs engins explosifs artisanaux ont été découverts sur un poste électrique alimentant notamment une centrale à charbon. Au moins l’un d’eux a explosé. La police du Brandebourg a ouvert une enquête antiterroriste, notamment pour suspicion de formation d’une organisation terroriste et de destruction d’infrastructures essentielles. À Bergheim, des inconnus ont provoqué volontairement un court-circuit dans un poste exploité par Amprion en s’attaquant à des câbles aériens. Le ministre régional de l’Intérieur, Herbert Reul, a évoqué un acte « intentionnel » et un possible sabotage visant l’ordre constitutionnel.
Aucune des deux attaques n’a provoqué de coupure de courant à grande échelle, même si le fonctionnement de centrales voisines a été perturbé. Les actes n’ont pas été revendiqués. Les enquêteurs cherchent désormais à déterminer si les deux incidents sont liés. Ces derniers mois, plusieurs infrastructures énergétiques allemandes ont déjà été ciblées, certaines attaques ayant été revendiquées par des militants d’extrême gauche.
L’Allemagne soupçonne également la Russie de mener des opérations de sabotage dans le cadre d’une guerre hybride, des accusations fermement rejetées par Moscou. En janvier, l’incendie criminel d’une installation électrique à Berlin, revendiqué par le groupe d’extrême gauche « Vulkangruppe », avait privé plus de 100 000 personnes d’électricité.
