La pétition citoyenne contre la proposition de loi instaurant une présomption de légitime défense pour les policiers et les gendarmes a franchi le cap des 500 000 signatures. Ce seuil pourrait conduire à l’organisation d’un débat à l’Assemblée nationale, même si le texte a déjà été adopté en première lecture.
Dès l’annonce de ce cap symbolique, les députés de La France insoumise ont salué cette mobilisation. La Conférence des présidents de l’Assemblée nationale devra désormais décider de l’opportunité d’inscrire un débat à l’ordre du jour. Le texte contesté prévoit d’accorder une présomption de légitime défense aux forces de l’ordre lorsqu’elles utilisent leur arme dans l’exercice de leurs fonctions. Son examen à l’Assemblée nationale a suscité de vifs échanges entre les différents groupes politiques.
À gauche, les critiques sont nombreuses. Les socialistes et les communistes dénoncent une atteinte à l’État de droit, tandis que La France insoumise estime que cette mesure risque de compliquer l’ouverture d’enquêtes après des tirs impliquant des policiers. À l’inverse, la droite, l’extrême droite et une partie du bloc central soutiennent cette réforme, qu’ils jugent nécessaire pour mieux protéger les forces de l’ordre confrontées à des situations dangereuses.
Le gouvernement défend également le texte. Sa porte-parole, Maud Bregeon, accuse une partie de la gauche d’entretenir une campagne de désinformation autour de cette réforme. Même si un débat parlementaire venait à être organisé à la suite de cette pétition, il aurait une portée essentiellement politique. La proposition de loi poursuit en effet son parcours législatif et doit désormais être examinée par le Sénat.
