Un nouveau dispositif destiné aux victimes de violences sexuelles dans l’Église entre en vigueur ce 1er septembre en France. Baptisé « Renaître », il prend progressivement le relais de l’Instance nationale indépendante de reconnaissance et de réparation (Inirr), créée en 2021 après les recommandations de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église (Ciase).
En cinq ans, l’Inirr a accompagné près de 2 000 victimes. Comme l’ancienne instance, « Renaître » doit proposer des réparations financières et un accompagnement psychologique. Mais contrairement à l’Inirr, qui avait été créée pour une durée limitée, le nouveau dispositif est appelé à être permanent. Une autre évolution concerne les cellules d’écoute et d’accompagnement. Celles-ci dépendront désormais des diocèses et travailleront directement avec l’Église. La Conférence des évêques de France assure toutefois qu’une instance nationale indépendante sera également mise en place.
L’indépendance constitue en effet l’un des principes fondamentaux défendus par l’Inirr. Sa présidente, Marie Derain de Vaucresson, estime que ce principe doit être préservé avec « Renaître ». Elle souligne qu’une institution à l’origine de manquements ne peut être seule chargée d’apporter une réponse aux victimes.
Pendant encore 18 mois, l’Inirr continuera d’accompagner les victimes dont les dossiers sont en cours. Elle cédera ensuite définitivement sa place au nouveau dispositif, dont les contours restent encore à préciser.Z
