L’enquête sur le gigantesque incendie qui a ravagé une partie de la forêt de Fontainebleau a connu un premier tournant. Deux ouvriers d’une entreprise de travaux ont été mis en examen pour avoir provoqué involontairement le départ de feu, tandis que les autorités poursuivent les opérations de sécurisation du massif.
Selon le parquet de Fontainebleau, l’incendie serait parti lors de travaux de réparation d’une glissière de sécurité le long de l’autoroute A6. Une étincelle produite par une disqueuse aurait enflammé la végétation avant que le feu ne se propage rapidement à la forêt. Les deux ouvriers sont poursuivis pour destruction involontaire par incendie à la suite d’un manquement aux règles de sécurité. Ils ont été placés sous contrôle judiciaire. Le dirigeant de l’entreprise bénéficie, quant à lui, du statut de témoin assisté.
Depuis dimanche, près de 2 000 hectares de la forêt de Fontainebleau ont été détruits par les flammes, soit environ un dixième de ce massif classé réserve de biosphère par l’Unesco. Près d’un millier de pompiers, appuyés par des moyens aériens, ont été mobilisés pour maîtriser l’incendie. En déplacement sur place, le président Emmanuel Macron a salué l’engagement des secours et estimé que la France faisait face aux incendies les plus importants enregistrés depuis 1945. Selon les autorités, plus de 35 000 hectares ont déjà brûlé dans le pays depuis le début de l’année.
Parallèlement, la justice enquête sur deux autres départs de feu survenus dans le secteur. Deux jeunes hommes de 18 ans, dont un pompier volontaire, ont été mis en examen et placés en détention provisoire, soupçonnés d’avoir volontairement provoqué ces incendies. Si le principal foyer est désormais maîtrisé, les secours restent mobilisés pour éteindre les nombreux points chauds encore actifs. L’accès au massif demeure interdit au public en raison des risques liés aux arbres fragilisés par les flammes et aux reprises de feu.
