L’opposant russe Boris Nadejdine a été condamné vendredi 17 juillet à une amende par un tribunal de la région de Moscou pour « démonstration de symboles extrémistes ». Une décision qui l’empêche de se présenter aux élections législatives prévues en septembre et qu’il dénonce comme une manœuvre politique.
Le tribunal de Dolgoproudny a condamné l’ancien député de 63 ans à une amende de 1 000 roubles, soit environ 11 euros. Bien que cette sanction soit symbolique, Boris Nadejdine estime qu’elle vise avant tout à l’écarter de la vie politique. « Tout ce cirque a été orchestré pour m’empêcher de participer aux élections », a déclaré l’opposant à l’issue de l’audience. Souffrant notamment d’hypertension, il a été pris en charge par des ambulanciers après avoir fait un malaise au cours de la procédure.
Les poursuites portent sur l’apparition, en 2023, d’une photo de l’opposant Alexeï Navalny sur sa chaîne Telegram. Ce dernier avait été classé « extrémiste » par les autorités russes avant son décès en prison en 2024. Quelques jours auparavant, Boris Nadejdine avait également été inscrit sur la liste des « agents de l’étranger », un statut qui interdit notamment toute candidature à une élection en Russie.
Ancien député de la Douma entre 2000 et 2003, Boris Nadejdine figurait parmi les rares opposants à critiquer ouvertement Vladimir Poutine et l’offensive russe en Ukraine tout en restant en liberté. Selon lui, ces procédures judiciaires interviennent alors que sa campagne pour les législatives gagnait en visibilité et visaient à empêcher l’émergence d’une voix d’opposition au Parlement.
