L’Ukraine poursuit sa stratégie visant à perturber le trafic maritime russe en mer d’Azov et en mer Noire. Vendredi 17 juillet, les forces armées ukrainiennes ont annoncé avoir frappé douze navires russes, dans le cadre d’une campagne destinée à affaiblir les capacités logistiques et économiques de Moscou.
Selon Kiev, les cibles touchées comprennent neuf cargos, un pétrolier, un méthanier et un remorqueur. Depuis le début du mois de juillet, l’armée ukrainienne affirme avoir visé 159 navires russes. Cette offensive, baptisée « Molotchka », poursuit plusieurs objectifs : isoler la Crimée annexée par la Russie en 2014, perturber les chaînes d’approvisionnement de l’armée russe et réduire les exportations de pétrole et de céréales transitant par la mer Noire, deux ressources essentielles pour l’économie de guerre de Moscou.
Avant de cibler les navires, les forces ukrainiennes ont concentré leurs attaques sur les systèmes de défense antiaérienne russes déployés en Crimée et autour de la mer d’Azov. Les drones utilisés, capables d’opérer à plus de 250 kilomètres de leur point de lancement, restent difficiles à intercepter. Selon les autorités ukrainiennes, il suffit souvent d’endommager le pont d’un navire pour l’immobiliser. Les remorqueurs envoyés ensuite pour le secourir deviennent à leur tour des cibles potentielles.
Face à cette pression, la Russie envisagerait désormais des itinéraires alternatifs pour ses exportations maritimes. En parallèle, Moscou intensifie ses frappes contre les infrastructures portuaires ukrainiennes situées sur les rives de la mer Noire.
