Une importante offensive russe a visé plusieurs régions de l’Ukraine dans la nuit du 1er au 2 juin, faisant au moins 13 morts et des dizaines de blessés. La capitale, Kiev, a été particulièrement touchée par des frappes de missiles balistiques qui ont causé la mort de quatre personnes et blessé au moins 65 autres, dont plusieurs enfants.
Selon les autorités ukrainiennes, l’armée russe a lancé au total 656 drones et 73 missiles au cours de cette attaque de grande ampleur. Plusieurs explosions ont retenti dans la capitale, provoquant des dégâts dans différents quartiers et poussant les habitants à se réfugier dans les abris.
Dans la ville de Dnipro, située dans l’est du pays, le bilan s’est alourdi à neuf morts et 35 blessés. À Kharkiv, une autre ville régulièrement ciblée par les bombardements russes, dix personnes ont été blessées, dont un enfant, après une attaque impliquant des drones et des missiles.
Les autorités ukrainiennes dénoncent une nouvelle escalade des frappes russes. Le ministre ukrainien des Affaires étrangères a accusé Moscou de poursuivre une stratégie de terreur contre les populations civiles, alors que les négociations visant à mettre fin au conflit restent dans l’impasse.
De son côté, la Russie affirme également avoir été visée par des attaques ukrainiennes. Un civil a été tué dans la région frontalière de Koursk à la suite d’une frappe de drone, tandis qu’un incendie s’est déclaré dans une raffinerie du sud du pays après une attaque attribuée à Kiev.
Depuis plusieurs mois, les bombardements se sont intensifiés de part et d’autre. L’Ukraine continue de dépendre du soutien militaire occidental, notamment pour ses systèmes de défense antiaérienne. Le président Volodymyr Zelensky a une nouvelle fois appelé ses alliés à renforcer leurs livraisons d’équipements de défense afin de protéger le pays contre les frappes russes.
