L’Union européenne poursuit ses discussions en vue de l’adoption d’un 21e paquet de sanctions contre la Russie. Mais à Bruxelles, la Grèce bloque toujours certaines mesures visant le transport de gaz naturel liquéfié (GNL) russe, invoquant la défense de ses intérêts économiques.
Athènes s’oppose notamment à l’interdiction, prévue à partir du 1er janvier 2027, de l’importation et du transport de GNL en provenance de Russie. Cette mesure affecterait directement plusieurs armateurs grecs, dont la compagnie Dynagas, appartenant au milliardaire George Prokopiou, spécialisée dans le transport de gaz russe. Le gouvernement grec estime que ces restrictions risqueraient de pénaliser les entreprises européennes au profit de concurrents issus de pays tiers. Pour Constantinos Filis, directeur de l’Institut d’affaires internationales à Athènes, les sanctions contre Moscou doivent être efficaces sans compromettre les intérêts économiques des États membres.
Afin de débloquer la situation, plusieurs compromis sont à l’étude. Les Vingt-Sept pourraient notamment accorder un délai supplémentaire aux transporteurs de GNL ou revoir la disposition interdisant le transport de gaz russe. Les représentants permanents des États membres doivent poursuivre les discussions ce mercredi 22 juillet à Bruxelles afin de tenter de parvenir à un accord sur ce nouveau train de sanctions.
