L’Union européenne se rapproche d’un accord sur un 21e paquet de sanctions contre la Russie, après plusieurs jours de négociations entre les États membres. Les Vingt-Sept avaient repoussé leur décision au 23 juillet en raison de plusieurs désaccords, mais la plupart des points de blocage semblent désormais avoir été levés.
Au cœur des discussions figure le renouvellement du mécanisme de plafonnement du prix du pétrole russe exporté. Le dispositif prévoit un prix fixé à 15 % en dessous du cours moyen du pétrole brut de l’Oural, soit environ 44 dollars le baril. Les Européens estiment que son maintien est essentiel pour limiter les revenus pétroliers de Moscou. Plusieurs divergences ont toutefois retardé les négociations. La Bulgarie s’opposait à l’ajout du patriarche orthodoxe russe Kirill sur la liste des personnes sanctionnées, tandis que l’Autriche demandait des garanties concernant les avoirs de sa banque Raiffeisen saisis en Russie. D’autres discussions ont également porté sur les restrictions de visas visant d’anciens combattants russes.
Le principal point de friction concerne désormais l’interdiction progressive de l’importation et du transport de gaz naturel liquéfié (GNL) russe d’ici à 2027. La Grèce continue de s’y opposer, estimant que cette mesure pénaliserait ses armateurs spécialisés dans le transport de GNL. Malgré ces réserves, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s’est dite confiante quant à l’adoption prochaine de ce nouveau paquet de sanctions. De son côté, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a appelé les États membres à maintenir leurs efforts, estimant que les sanctions continuent d’affaiblir l’économie russe.
