Les frappes israéliennes récentes en Syrie ont provoqué une vive controverse diplomatique impliquant les États-Unis, la Turquie et Damas. L’envoyé spécial américain Tom Barrack a dénoncé une « escalade inutile » et suggéré une manœuvre électoraliste de Benyamin Netanyahu. Israël a vigoureusement réfuté ces accusations.
C’est sur son compte X, en plein shabbat, que le ministre israélien de la Défense Israël Katz a contre-attaqué samedi 22 août, estimant que les déclarations de Tom Barrack étaient « truffées d’inexactitudes » et « contredisaient directement la ligne de Donald Trump ». Le Premier ministre Netanyahu a implicitement reconnu la frappe menée contre l’aéroport militaire d’Abou Douhour, affirmant qu’Israël disposait de renseignements précis sur la volonté de la Turquie d’y déployer des forces. Israël assure avoir averti Damas et informé Washington avant d’agir.
Pour Jérusalem, la ligne rouge est absolue : aucune présence militaire turque ne sera tolérée progressant vers le sud de la Syrie. Dans un entretien diffusé le 21 août, Barrack avait suggéré que la frappe pouvait relever d’une manœuvre électorale de Netanyahu, qui aborde en position difficile les législatives du 27 octobre. La Syrie a pour sa part dénoncé « des attaques répétées et une violation flagrante de sa souveraineté ».
Sur le terrain, la pression reste constante. Une nouvelle frappe ciblée a été confirmée le 22 août en territoire syrien, près de la frontière, dans la région du Golan, pour contrer des « attaques terroristes imminentes » selon l’armée israélienne.
Depuis la chute de Bachar el-Assad en décembre 2024, Israël a lancé des centaines de frappes contre la Syrie et a déployé des troupes dans l’ancienne zone tampon du Golan, où il revendique le maintien d’une « zone de sécurité ».
