Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a fait son entrée mardi 16 juin au sommet du G7 à Évian-les-Bains, où il a été accueilli par Emmanuel Macron dans les jardins de l’hôtel Royal, en bord de lac Léman. Sa présence place la guerre en Ukraine au cœur des discussions de la journée, alors que les dirigeants des sept grandes puissances cherchent à relancer des négociations avec Moscou en vue d’une sortie de crise.
Zelensky espère notamment obtenir un entretien en tête-à-tête avec Donald Trump, dont il n’a plus croisé le chemin depuis fin décembre à Mar-a-Lago. Le président américain, accaparé ces derniers mois par la crise avec l’Iran, a déclaré lundi avoir eu de bonnes conversations téléphoniques avec Zelensky et Poutine, laissant entendre qu’une avancée diplomatique restait possible, sans en préciser la nature.
Sur le plan militaire, le Royaume-Uni a annoncé, en marge du sommet, la fourniture d’uranium enrichi à l’Ukraine pour ses centrales nucléaires, ainsi que de nouvelles sanctions contre la Russie. Le Premier ministre Keir Starmer a affiché la volonté de Londres d’intensifier la pression économique sur Moscou tout en assurant l’approvisionnement énergétique de Kyiv pour les prochains hivers.
Les dirigeants européens ont salué la résistance ukrainienne et ses récentes capacités offensives sur le territoire russe. La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a estimé que les sanctions internationales commençaient à fragiliser sérieusement l’économie de guerre russe. Zelensky, de son côté, a réitéré sa demande d’un renforcement de la défense aérienne de l’Ukraine, après les frappes meurtrières de la nuit du 14 au 15 juin qui ont fait au moins 11 morts et provoqué l’incendie d’une cathédrale historique à Kiev.
Vladimir Poutine, invité par Zelensky à participer au G7, n’a pas répondu à cette main tendue, confirmant selon le président ukrainien que la Russie n’était pas encore prête à négocier.
