TotalEnergies a annoncé un bénéfice net de 5,4 milliards de dollars au deuxième trimestre 2026, soit le double des 2,7 milliards enregistrés à la même période un an plus tôt. Cette forte progression est portée par la hausse des prix des hydrocarbures liée au conflit au Moyen-Orient.
Sur l’ensemble du premier semestre, le groupe français affiche un bénéfice net de 11,2 milliards de dollars, en hausse de 73 % sur un an. TotalEnergies souligne que son modèle intégré et la diversification de ses activités lui ont permis de profiter d’un contexte de prix élevés. Ces résultats ravivent le débat sur une éventuelle taxation des superprofits des compagnies pétrolières et gazières. Plusieurs responsables politiques de gauche dénoncent des bénéfices réalisés dans un contexte de crise énergétique, tandis que le gouvernement continue de rejeter l’idée d’un « Total bashing ».
Les organisations environnementales réclament également une contribution exceptionnelle des grands groupes du secteur. Elles estiment que les profits des entreprises fortement émettrices de gaz à effet de serre devraient financer la lutte contre le changement climatique et les mesures de protection des populations face aux événements climatiques extrêmes. Entre avril et juin, la production de pétrole et de gaz de TotalEnergies a progressé de plus de 4 %, grâce notamment à la montée en puissance de projets au Brésil, aux États-Unis et en Libye. Le groupe a également relevé de 5,9 % les dividendes versés à ses actionnaires en 2026.
Selon plusieurs ONG, une taxe de 20 % sur les bénéfices des principales compagnies pétrolières mondiales pourrait générer jusqu’à 100 milliards de dollars par an. Les discussions sur une convention fiscale des Nations unies, attendue d’ici 2027, pourraient remettre cette proposition au cœur des négociations internationales.
