Les États membres de l’Union européenne ont trouvé un accord sur un 21e paquet de sanctions contre la Russie, après plusieurs semaines de négociations. Le compromis prévoit notamment la prolongation du plafonnement du prix du pétrole russe et l’adoption de nouvelles mesures ciblées.
L’une des principales dispositions consiste à maintenir pendant un an le plafond fixé à 44 dollars le baril pour le pétrole russe exporté, soit environ 15 % en dessous du prix du brut de l’Oural. L’objectif est de limiter les revenus pétroliers de Moscou, considérés comme une source essentielle du financement de la guerre en Ukraine. Le texte final a toutefois été allégé par rapport à la proposition initiale de la Commission européenne. Afin de répondre aux préoccupations de la Grèce, l’Union européenne autorisera, sous certaines conditions, les entreprises européennes à continuer de transporter du gaz naturel liquéfié (GNL) russe vers des pays tiers. Cette dérogation s’appliquera uniquement aux contrats conclus avant le 24 février 2022 et sera réexaminée chaque année.
D’autres mesures ont également été revues. La proposition visant à interdire l’entrée dans l’Union européenne à tous les ressortissants russes ayant combattu en Ukraine a été abandonnée. Seuls les visas de courte durée seront désormais concernés par cette restriction. Par ailleurs, la Bulgarie a obtenu le retrait du patriarche orthodoxe russe Kirill de la liste des personnalités visées par un gel des avoirs et une interdiction de visa. En revanche, près de 250 nouveaux ressortissants russes ont été ajoutés à la liste des personnes sanctionnées.
Enfin, plusieurs États membres, dont la France et le Portugal, se sont opposés à une interdiction des importations européennes de morue et de lieu d’Alaska en provenance de Russie, une mesure qui ne figure donc pas dans le texte adopté.
