Favori pour succéder à Keir Starmer à la tête du gouvernement britannique, Andy Burnham a dévoilé ce lundi 29 juin les grandes lignes de son programme économique. Lors de sa première prise de parole majeure depuis l’annonce de la démission de Keir Starmer, il a promis une réforme profonde visant à transférer davantage de pouvoirs aux autorités locales afin de stimuler la croissance.
Ancien député et maire du Grand Manchester depuis 2017, Andy Burnham veut engager un rééquilibrage historique des pouvoirs au Royaume-Uni. Selon lui, le modèle britannique actuel reste excessivement centralisé autour de Londres, ce qui freine le développement économique des territoires.
Depuis Manchester, dans un discours prononcé au People’s History Museum, il a affirmé vouloir opérer « le plus grand rééquilibrage des pouvoirs que le pays ait jamais connu ». Il estime que la croissance économique ne peut plus être imposée depuis le sommet de l’État, mais doit être encouragée à partir des réalités locales.
Son projet prévoit notamment d’accorder davantage de moyens et de responsabilités aux maires et aux autorités locales, avec l’objectif de réduire les lourdeurs administratives et de renforcer l’efficacité des politiques publiques. L’accent est mis principalement sur l’Angleterre, en particulier sur les grandes villes du nord du pays.
Pour concrétiser cette ambition, Andy Burnham propose la création à Manchester d’une nouvelle structure baptisée « Number 10 North », en référence au célèbre 10 Downing Street. Cette entité aurait pour mission de redistribuer plus efficacement les pouvoirs et les ressources à travers le Royaume-Uni.
Cette vision marque une rupture avec le fonctionnement traditionnel du pouvoir britannique et pourrait redéfinir l’équilibre institutionnel du pays si Andy Burnham accède à Downing Street.
