La Russie a annoncé, mardi 30 juin, avoir intercepté et détruit 419 drones ukrainiens dans la nuit, entre 17 heures TU le 29 juin et 4 heures TU le 30 juin, selon un communiqué du ministère russe de la Défense. Les attaques ont visé 19 territoires, dont la Crimée annexée, la région de Krasnodar et celle de Moscou.
Dans la région entourant la capitale, une maison a pris feu à Iegorievsk après la chute d’un drone, selon le gouverneur régional Andreï Vorobiov. Un bébé de six mois, qui se trouvait à l’intérieur au moment de l’attaque, est décédé en route vers l’hôpital. Un autre enfant et deux adultes ont également été blessés et hospitalisés. Le maire de Moscou, Sergueï Sobianine, a par ailleurs indiqué qu’une soixantaine de drones visant la ville avaient été abattus dans la nuit et la matinée.
Cette nouvelle vague d’attaques survient après une précédente offensive de 660 drones ukrainiens dans la nuit du 25 au 26 juin, l’une des plus importantes depuis le début du conflit en février 2022. L’Ukraine a intensifié ces derniers mois ses frappes sur le territoire russe, y compris loin de la frontière, visant en particulier les infrastructures de transport et de stockage d’hydrocarbures pour réduire la capacité financière de la Russie à poursuivre son offensive. De son côté, la Russie continue de frapper quotidiennement le territoire ukrainien.
Par ailleurs, le chef de la diplomatie ukrainienne Andriï Sybiga et son homologue sud-coréen Cho Hyun ont évoqué mardi à Séoul le sort de deux soldats nord-coréens capturés par l’Ukraine en janvier 2025 alors qu’ils combattaient aux côtés des forces russes. Les deux ministres se sont accordés pour traiter ce dossier conformément au droit international et aux principes humanitaires. Selon des organisations de défense des droits humains, ces deux prisonniers, qui souhaitent se rendre en Corée du Sud, pourraient s’exposer à de lourdes représailles s’ils étaient renvoyés en Corée du Nord, où les soldats reçoivent l’ordre de se suicider plutôt que de se rendre.
