Le Parlement français a définitivement adopté, ce lundi 29 juin, une proposition de loi destinée à freiner l’essor de l’ultra fast fashion, un modèle économique incarné notamment par le géant asiatique Shein. Ce secteur, fondé sur la production massive de vêtements à bas prix et à renouvellement rapide, est régulièrement critiqué pour son impact environnemental.
Le texte, porté par la députée Anne-Cécile Violland, a franchi sa dernière étape parlementaire après un vote favorable du Sénat, mettant ainsi fin à plus de deux ans de discussions législatives.
Cette nouvelle loi prévoit la mise en place d’un système de pénalités visant les entreprises jugées les moins respectueuses des normes environnementales. L’objectif est de limiter la surproduction textile, réduire les déchets générés par la consommation de vêtements jetables et encourager des pratiques plus durables dans le secteur de la mode.
À travers cette réforme, les autorités françaises entendent également protéger l’industrie textile locale, confrontée à une concurrence accrue de plateformes internationales proposant des produits à prix cassés. Cette adoption marque une étape importante dans la lutte contre les dérives de la mode éphémère, alors que les préoccupations environnementales occupent une place croissante dans les débats économiques et sociaux en France.
