L’Ukraine se rapproche un peu plus de l’Union européenne. Les États membres de l’UE ont donné leur feu vert à la reprise des négociations d’adhésion de Kiev, un processus qui était bloqué depuis plusieurs mois en raison des réserves exprimées par la Hongrie.
La décision a été prise lors d’une réunion des ambassadeurs des 27 pays membres à Bruxelles. Elle concerne également la Moldavie, dont le parcours vers l’adhésion reste étroitement lié à celui de l’Ukraine.
Cette avancée diplomatique intervient dans un contexte marqué par un changement politique majeur en Hongrie. L’arrivée au pouvoir du Premier ministre réformateur Péter Magyar a permis de débloquer une situation longtemps paralysée sous le gouvernement de son prédécesseur, Viktor Orbán.
Budapest et Kiev ont récemment conclu un accord portant sur la protection des droits de la minorité hongroise vivant en Transcarpathie, dans l’ouest de l’Ukraine. Ce dossier était au cœur des tensions entre les deux pays et constituait l’un des principaux obstacles à la progression des discussions avec l’Union européenne.
Sous le mandat de Viktor Orbán, la Hongrie avait régulièrement utilisé son droit de veto pour freiner les ambitions européennes de l’Ukraine, invoquant notamment la situation de cette communauté hongroise. Le nouveau gouvernement semble désormais privilégier une approche plus conciliante avec Bruxelles et Kiev.
La reprise des négociations marque une étape importante pour l’Ukraine, engagée dans un processus d’adhésion accéléré depuis l’invasion russe de 2022. Malgré l’ouverture officielle des discussions il y a plusieurs années, peu de progrès concrets avaient été enregistrés jusqu’à présent.
Pour les autorités ukrainiennes, cette décision constitue un signal politique fort de soutien de la part de l’Union européenne, alors que le pays continue de faire face aux conséquences de la guerre avec la Russie.
Les prochaines étapes devraient porter sur l’examen de plusieurs chapitres de négociation liés aux réformes institutionnelles, à l’État de droit, à l’économie et à l’alignement progressif de la législation ukrainienne sur les normes européennes.
