L’inflation espagnole a atteint 4,9 % sur un an en septembre 2026, contre 4,3 % en août. Cette accélération de six dixièmes constitue le niveau le plus élevé depuis février 2023. La hausse des carburants et l’évolution des prix de certains services, notamment les voyages à forfait, expliquent en grande partie cette progression.
La pression sur les prix s’accentue en Espagne. Selon les données définitives publiées le 14 octobre par l’Institut national de la statistique (INE), l’indice des prix à la consommation a progressé de 4,9 % en septembre sur un an. Après plusieurs mois d’accélération, cette nouvelle hausse confirme le retour d’une inflation plus soutenue dans le pays. Le taux annuel gagne six dixièmes par rapport à août, lorsque l’indicateur s’établissait à 4,3 %.
Cette évolution intervient dans un contexte de renchérissement de l’énergie. Les carburants pèsent particulièrement sur les coûts de transport et sur les dépenses des ménages.
Les carburants tirent les prix vers le haut

Le secteur des transports figure parmi les principaux contributeurs à l’accélération de l’inflation. Son taux annuel atteint 10,5 % en septembre, soit un point de plus qu’au mois précédent. L’INE attribue notamment cette progression à l’évolution des prix des carburants et des lubrifiants destinés aux véhicules particuliers. Leur hausse contraste avec la baisse observée à la même période de l’année précédente. Les voyages à forfait contribuent également à l’évolution de l’indice général. Les prix de ces prestations ont moins diminué qu’en septembre 2025, ce qui exerce mécaniquement une pression à la hausse sur le taux annuel.
L’effet de comparaison avec l’année précédente joue ainsi un rôle important. Une hausse de l’inflation ne signifie pas nécessairement que tous les prix ont augmenté au même rythme au cours du mois. En septembre, l’indice général a progressé de 0,3 % par rapport à août. Les vêtements et les chaussures ont enregistré une hausse mensuelle de 6,9 %, liée notamment au début de la saison automne-hiver. Les prix du logement ont également progressé de 1,1 %, sous l’effet de l’électricité et des combustibles liquides.
L’inflation sous-jacente, qui exclut les produits alimentaires non transformés et les produits énergétiques, a atteint 3,1 % en septembre, contre 2,9 % en août. Cet indicateur permet d’apprécier les tendances des prix au-delà des fluctuations de certaines composantes volatiles. Sa progression suggère que les pressions inflationnistes ne se limitent pas uniquement aux carburants. L’indice des prix à la consommation harmonisé, utilisé pour les comparaisons au sein de l’Union européenne, s’est établi à 5 %. Il progresse de quatre dixièmes sur un mois. Cette situation retient l’attention dans la zone euro, où la stabilité des prix demeure un objectif central de la politique monétaire. Une inflation élevée peut peser sur le pouvoir d’achat et compliquer les décisions des ménages en matière de consommation.
Le pouvoir d’achat sous pression
Pour les ménages espagnols, la hausse des prix des carburants peut se répercuter sur plusieurs dépenses quotidiennes. Les déplacements deviennent plus coûteux et les entreprises peuvent subir une augmentation de leurs charges de transport. Lorsque ces coûts sont répercutés sur les prix de vente, les consommateurs peuvent également ressentir leurs effets dans d’autres secteurs. L’évolution des salaires sera déterminante pour mesurer les conséquences sur le pouvoir d’achat. Si les revenus progressent moins rapidement que les prix, les ménages perdent une partie de leur capacité de consommation. Le rythme de l’inflation au cours des prochains mois permettra de déterminer si cette accélération constitue une poussée temporaire ou si elle s’installe plus durablement.
