Maricarmen Abascal est décédée le 7 octobre 2026 à Madrid, à l’âge de 87 ans. Expulsée de son logement en septembre après y avoir vécu pendant plus de 60 ans, elle était devenue le symbole de la lutte contre la crise du logement en Espagne. Sa disparition a déclenché une nouvelle vague d’émotion et de mobilisation.
Son histoire avait bouleversé de nombreux Espagnols. Maria del Carmen Abascal, surnommée Maricarmen, a passé une grande partie de sa vie dans un appartement madrilène qu’elle occupait depuis 1956. Le 23 septembre 2026, elle a été expulsée de ce logement à l’issue d’une longue procédure judiciaire. Les images de cette femme âgée, évacuée alors qu’elle était en fauteuil roulant, ont provoqué une vive émotion.
Son cas a rapidement dépassé le cadre d’un simple conflit locatif. Pour de nombreux militants et habitants, il incarnait les difficultés rencontrées par les personnes âgées et les ménages modestes face à la hausse des loyers et à la pression immobilière. Maricarmen a ensuite été hospitalisée. Malgré les démarches entreprises pour lui permettre de retrouver son logement, elle est morte le 7 octobre, sans avoir pu y retourner.
Madrid pleure une figure de la lutte pour le logement
L’annonce de sa mort a provoqué une nouvelle mobilisation. Des habitants ont déposé des fleurs et des bougies en hommage à l’octogénaire, tandis que des rassemblements ont été organisés à Madrid. Les slogans scandés par les manifestants traduisent une colère qui dépasse le seul destin de Maricarmen. Ils dénoncent une situation dans laquelle l’accès à un logement stable devient de plus en plus difficile pour une partie de la population.
Sa disparition intervient dans un climat politique tendu. La question immobilière occupe une place croissante dans le débat public espagnol et s’est imposée parmi les sujets majeurs des prochaines échéances électorales. Les réactions à sa mort ont également relancé les critiques contre les responsables politiques, accusés par certains manifestants de ne pas apporter de réponses suffisantes à la crise.
Maricarmen n’était ni une responsable politique ni une personnalité publique connue avant son expulsion. C’est précisément ce qui rend son histoire si marquante : celle d’une femme âgée, confrontée à une procédure immobilière, devenue le symbole d’une difficulté collective. Sa situation a donné un visage concret aux débats sur les loyers, les expulsions et la protection des personnes vulnérables.
À Madrid, les hommages rendus à Maricarmen témoignent d’une émotion profonde. Pour ses soutiens, sa mémoire doit désormais servir à poursuivre le combat qu’elle a involontairement incarné.
