Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé, mardi 21 juillet au soir, la nomination de Mykhaïlo Drapatyi au poste de commandant en chef des forces armées. Cette décision intervient après plusieurs jours de manifestations réclamant le départ d’Oleksandr Syrskyi et le retour de l’ancien ministre de la Défense, Mykhaïlo Fedorov.
Très populaire auprès d’une partie de l’opinion publique, Mykhaïlo Drapatyi était présenté par les manifestants comme le candidat idéal pour prendre les rênes de l’armée. Ils reprochaient à son prédécesseur une stratégie jugée dépassée ainsi qu’une gestion contestée des opérations militaires. Figure respectée de l’armée ukrainienne, Drapatyi s’est notamment illustré lors de la bataille de Marioupol en 2014 et a occupé plusieurs postes de commandement depuis le début de l’invasion russe en 2022. Il est également considéré comme un partisan des réformes et de la lutte contre la corruption au sein des forces armées.
Le remplacement d’Oleksandr Syrskyi intervient dans un contexte de tensions politiques, après l’éviction, le 14 juillet, du ministre de la Défense Mykhaïlo Fedorov. Ce dernier avait accusé l’ancien chef de l’armée d’avoir freiné les réformes qu’il souhaitait engager. À l’issue de six jours de manifestations, Volodymyr Zelensky a également annoncé avoir proposé un nouveau poste de premier plan à Mykhaïlo Fedorov, sans en dévoiler la nature. L’ancien ministre a salué la nomination de Drapatyi et appelé à renforcer le commandement militaire ainsi que la stratégie de l’Ukraine face à la Russie.
Malgré cette décision, les manifestants continuent de réclamer le retour de Mykhaïlo Fedorov au ministère de la Défense et la reprise des travaux du Parlement, actuellement suspendus jusqu’au 18 août.
