Depuis la chute de Bachar el-Assad, Israël a mené des centaines de frappes sur son voisin syrien, déployant également des troupes au sol. Oubliée au milieu du conflit régional, l’activité militaire israélienne dans le sud de la Syrie ne cesse de s’intensifier, estiment des enquêteurs de l’ONU.
Les membres de la Commission d’enquête des Nations unies sur la Syrie estiment que l’armée israélienne s’ancre davantage sur le territoire syrien. « La Commission est vivement préoccupée par la persistance des violations israéliennes » en Syrie, a déclaré mardi 8 septembre à Genève Fionnuala Ni Aolain, membre de la Commission, lors d’une session du Conseil des droits de l’Homme.
Une présence militaire qui s’enracine
Israël a profité du chaos causé par la chute de Bachar el-Assad pour déployer ses troupes sur la zone tampon entre les deux pays, placée sous surveillance de l’ONU. Depuis, ses forces avancent de plus en plus sur le territoire syrien. Selon l’enquête, l’installation par Israël d’un réseau de points de contrôle temporaires et d’infrastructures militaires permanentes sur le territoire syrien a lourdement affecté la population civile.
Détentions, destructions et privations pour la population civile
En juin 2026, la Commission dit avoir recensé 49 personnes, dont deux enfants, détenues par les forces israéliennes sur le territoire syrien après avoir vraisemblablement été transférées au-delà de la frontière. Des logements et des biens ont également été détruits, des actes expressément interdits en territoires occupés, rappelle l’enquêtrice, qui relève aussi l’absence de soins médicaux, ainsi que l’impossibilité pour les populations de gagner leur vie ou de regagner leur domicile en raison de la mise en place de barrières et de barricades.
Israël poursuit son extension territoriale sur les Territoires palestiniens, comme au Liban et en Syrie, s’appuyant tantôt sur l’idéologie du Grand Israël, tantôt sur des justifications d’ordre sécuritaire.
