L’Union européenne n’est pas parvenue à s’accorder, mercredi 15 juillet, sur son 21e paquet de sanctions contre la Russie. Faute de consensus entre les ambassadeurs des 27 États membres à Bruxelles, les discussions ont été officiellement reportées au 23 juillet. Pour éviter un vide juridique, le plafonnement actuel du prix du pétrole russe a été temporairement gelé pour une semaine supplémentaire.
Ce mécanisme de plafonnement, actuellement fixé à 44,10 dollars le baril, fait l’objet d’une révision obligatoire qui devait expirer le 15 juillet. En raison des tensions géopolitiques avec l’Iran qui font grimper les cours mondiaux au-delà de 80 dollars, l’absence de décision aurait mécaniquement forcé l’UE à rehausser le prix maximal autorisé pour le brut russe, ce qui aurait offert un sursis financier à Moscou.
Les négociations achoppent principalement sur les exigences de deux pays :
- L’Autriche : Vienne bloque le processus en exigeant des compensations et la levée de sanctions visant des entités financières liées à ses intérêts bancaires (notamment le groupe Raiffeisen).
- La Grèce : Athènes exprime de vives inquiétudes quant aux nouvelles restrictions proposées sur le commerce et le transport maritime du gaz naturel liquéfié (GNL) russe.
Malgré ces blocages persistants, la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, et plusieurs ministres se sont montrés optimistes. Ils rappellent que les États membres sont « très proches du but » et qu’un compromis technique devrait être trouvé dans les prochains jours pour valider ce paquet, qui intègre déjà une liste noire record de 250 nouvelles entités et individus.
