L’union européenne cherche à redonner un nouvel élan à son processus d’élargissement vers les Balkans occidentaux. Réunis ce vendredi à Tivat, au Monténégro, les dirigeants européens et les représentants des pays candidats ont discuté des moyens de renforcer les liens entre Bruxelles et une région considérée comme stratégique pour l’avenir du continent, rapporte RFI.
Au cœur des échanges figure la volonté de maintenir les États des Balkans occidentaux dans l’orbite européenne malgré la lenteur du processus d’adhésion. La France et l’Allemagne souhaitent promouvoir une approche progressive permettant aux pays les plus avancés dans les réformes de bénéficier d’avantages concrets avant même leur entrée officielle dans l’Union européenne.
Cette formule pourrait notamment offrir un accès renforcé au marché intérieur européen, une participation accrue à certains programmes communautaires ou encore une présence en qualité d’observateur lors de certaines réunions de l’UE.
Parmi les candidats, le Monténégro apparaît comme le pays le plus avancé sur la voie de l’intégration européenne. Officiellement candidat depuis 2010, le pays ambitionne désormais de rejoindre l’Union européenne à l’horizon 2028. Podgorica mise sur ses progrès dans les réformes pour convaincre les États membres d’accélérer son processus d’adhésion.
L’initiative européenne intervient alors que plusieurs pays de la région, notamment la Serbie, la Bosnie-Herzégovine et le Kosovo, connaissent un ralentissement dans leur rapprochement avec Bruxelles. Face à cette situation, l’Union européenne cherche à envoyer un signal clair : les efforts engagés par les pays candidats seront récompensés par une intégration progressive et des bénéfices concrets.
À travers ce sommet de Tivat, Bruxelles entend ainsi réaffirmer son engagement envers les Balkans occidentaux et renforcer son influence dans une région où les enjeux géopolitiques demeurent particulièrement importants.
