Le sénateur Les Républicains François-Noël Buffet a été nommé Défenseur des droits mardi 21 juillet, après validation de sa candidature par les commissions des lois de l’Assemblée nationale et du Sénat. Proposé par Emmanuel Macron pour succéder à Claire Hédon, il a été approuvé par 43 voix contre 39, malgré une vive mobilisation associative contre sa nomination.
La candidature du sénateur de 62 ans aurait pu être bloquée si les votes négatifs avaient représenté au moins les trois cinquièmes des suffrages exprimés dans les deux commissions. Ce seuil n’a pas été atteint, permettant sa validation malgré des auditions marquées par des échanges tendus. Le député insoumis Andy Kerbrat l’avait notamment accusé de « votes racistes et homophobes » lors de son audition devant la commission des lois de l’Assemblée le 15 juillet.
Tôt mardi matin, une vingtaine de militants d’associations comme Aides, SOS Racisme, Act Up Paris, Utopia 56 et InterLGBT avaient déployé une banderole devant le Sénat pour dénoncer ce qu’ils ont qualifié de « naufrage démocratique ». Les critiques portent sur plusieurs positions prises par François-Noël Buffet au cours de sa carrière politique. L’ancien ministre avait manifesté contre la loi ouvrant le mariage aux couples de même sexe en 2013, voté contre l’extension de la PMA à toutes les femmes en 2020 et 2021, plaidé pour une réforme de l’Aide médicale d’État pour les sans-papiers et s’était abstenu lors du vote pour la constitutionnalisation de l’IVG.
Devant les parlementaires, l’ancien avocat au barreau de Lyon s’est défendu en affirmant avoir « évolué sur un certain nombre de sujets » sociétaux. Sur l’IVG, il a assuré : « Jamais, au grand jamais, je ne remettrai en cause ce droit absolument fondamental des femmes de disposer de leur corps. »
