Les autorités françaises ont mis en place un dispositif sécuritaire sans précédent pour la finale de la Ligue des champions entre le PSG et Arsenal, prévue samedi 30 mai. Quelque 22 000 policiers et gendarmes seront déployés, dont 8 000 pour Paris et son agglomération, dans un contexte alourdi par la tenue simultanée de plusieurs grands événements dans la capitale.
Le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez a donné le ton dans un télégramme adressé aux préfets et responsables de sécurité. Il leur a demandé de « ne tolérer aucune violence et/ou dégradation » et d’activer un dispositif visant à « prévenir, contenir et réprimer tout débordement ». En complément, 2 500 pompiers seront également mobilisés dans l’agglomération parisienne.
Les leçons de 2025 sont dans toutes les têtes. Après la victoire du PSG face à l’Inter Milan, un dispositif pourtant qualifié de « massif » 5 400 forces de l’ordre déployées n’avait pas suffi à empêcher des pillages, des bris de vitrine, des incendies de véhicules et des dégradations sur les Champs-Élysées et aux abords du Parc des Princes. Au total, 563 interpellations avaient été enregistrées, dont 491 à Paris. La soirée du 30 mai s’annonce particulièrement chargée. En parallèle de la finale, Paris accueille les concerts d’Aya Nakamura au Stade de France, de Damso à La Défense Arena et de Bouss à l’Accor Arena, sans compter le tournoi de Roland-Garros et le meeting de campagne du candidat Renaissance à la présidentielle, Gabriel Attal.
En cas de victoire des Parisiens, la célébration se tiendra au Champ-de-Mars, au pied de la tour Eiffel, avec une jauge fixée à environ 80 000 personnes. Une scène est déjà en cours de montage. L’option d’une parade sur les Champs-Élysées a été écartée. Le parquet de Paris a également annoncé la mise en place d’un « dispositif renforcé, activable en cas d’événements de masse », avec jusqu’à sept magistrats mobilisables pour les permanences du week-end.
Du côté du PSG, la direction tient à dissocier ses supporters des incidents passés, estimant qu’il s’agit d’individus profitant de l’événement pour commettre des violences, « comme lors du Nouvel An ou du 14-Juillet ».
Isaac HOUSSOU
