La Belgique a franchi une nouvelle étape dans sa politique à l’égard des colonies israéliennes. Le Conseil des ministres a adopté, samedi 18 juillet, un arrêté royal interdisant l’importation de produits provenant des colonies israéliennes situées dans les territoires palestiniens occupés.
La mesure concerne les marchandises produites en Cisjordanie, y compris à Jérusalem-Est, ainsi que dans la bande de Gaza. En revanche, le plateau du Golan, annexé par Israël, n’est pas concerné par cette interdiction. Cette décision a été prise de manière unilatérale par Bruxelles, alors que les États membres de l’Union européenne ne sont toujours pas parvenus à adopter une position commune sur le sujet. La Belgique rejoint ainsi plusieurs pays européens, dont l’Espagne, les Pays-Bas et l’Irlande, qui ont déjà mis en place des restrictions similaires.
Pour Amnesty International Belgique, cette initiative constitue une avancée dans le respect du droit international et pourrait accentuer la pression sur l’Union européenne afin qu’elle adopte une politique commune concernant les produits issus des colonies israéliennes.
Selon les analyses de l’ONG Global Echo Litigation Center, les exportations concernées sont principalement des produits agricoles, notamment des dattes, des herbes aromatiques, des poivrons ainsi que d’autres fruits et légumes.
L’organisation de défense des droits humains regrette toutefois que cette interdiction ne s’accompagne pas d’une interdiction de commercialisation. Des produits provenant des colonies pourraient ainsi continuer à être vendus en Belgique après avoir transité par un autre État membre de l’Union européenne.
