Les autorités espagnoles ont annoncé, mardi 14 juillet, avoir achevé l’identification des treize victimes de l’incendie meurtrier survenu le 9 juillet à Los Gallardos, en Andalousie. Parmi les personnes décédées, douze étaient de nationalité étrangère, selon les résultats des autopsies et des analyses génétiques.
Le bilan fait état de sept ressortissants britanniques, trois Belges, une Française, une Américaine et un Espagnol. Les victimes sont huit femmes et cinq hommes, tous majeurs. Douze corps avaient été retrouvés sur les lieux du sinistre, tandis qu’une treizième personne a succombé à ses blessures quelques jours plus tard à l’hôpital. En raison de l’état des dépouilles, fortement endommagées par les flammes, les médecins légistes ont eu recours à des analyses ADN afin de confirmer l’identité des victimes. Ce travail a été réalisé avec l’appui des familles et des services consulaires des pays concernés.
Les recherches menées dans les jours ayant suivi l’incendie n’ont permis de découvrir aucune autre victime. Les autorités restent toutefois prudentes, même si aucun nouvel élément ne laisse présager une aggravation du bilan à ce stade. Selon les premiers éléments de l’enquête, le feu a été déclenché par la chute d’un câble électrique le long d’une route. Attisées par une intense vague de chaleur, les flammes se sont propagées à une vitesse estimée à près de 100 mètres par minute, détruisant environ 7 000 hectares de végétation dans cette zone proche de la Méditerranée.
L’incendie est désormais sous contrôle et les habitants évacués ont pu regagner leur domicile depuis dimanche. Ce drame figure parmi les incendies les plus meurtriers de l’histoire récente de l’Espagne. Ces dernières années, le pays est confronté à des épisodes de chaleur de plus en plus fréquents et intenses, favorisant la multiplication des feux de forêt. En 2025, près de 393 000 hectares avaient été détruits par les flammes, un record selon les données du Système européen d’information sur les incendies de forêt (Effis).
