Ce mercredi 3 juin 2026, la Commission européenne a présenté son grand plan de souveraineté technologique. Objectif : réduire la dépendance structurelle des 27 à l’égard de Microsoft, Google, Apple et autres géants américains du numérique, au profit de solutions européennes.
Le constat est sévère. Que ce soit dans les entreprises, les foyers ou les institutions publiques, les Européens utilisent presque exclusivement des outils numériques d’origine américaine. Le cloud, par exemple, est contrôlé à 70 % par Amazon, Microsoft et Google. Une vulnérabilité qui, en cas de crise avec Washington, pourrait avoir des conséquences majeures : interruption des paiements via Visa et Mastercard, coupure des réseaux sociaux, paralysie des services en ligne.
Pour y remédier, Bruxelles entend faciliter la création d’infrastructures numériques européennes, notamment des centres de données, et encourager le développement d’un cloud et d’une intelligence artificielle « made in Europe ». Un règlement sur les puces électroniques est également attendu, visant à sécuriser l’approvisionnement en semi-conducteurs et à réduire la dépendance aux fournisseurs étrangers, en particulier chinois.
Des experts appellent par ailleurs l’Europe à regarder vers l’Afrique, dont plusieurs pays fournissent des matières premières essentielles à la fabrication des appareils numériques, pour nouer de nouveaux partenariats industriels et technologiques.
