Vingt-sept villes italiennes, dont Rome, Palerme, Florence et Turin, sont placées en alerte rouge canicule ce jeudi 6 août. Dans ce contexte de chaleurs extrêmes qui sévissent depuis fin mai, les travailleurs les plus exposés, ouvriers agricoles, salariés du BTP, livreurs et coursiers, restent insuffisamment protégés faute d’une législation nationale adaptée.
À Rome, lorsque le thermomètre affiche 39 degrés, le sol peut atteindre jusqu’à 75 degrés dans les zones très minéralisées, augmentant considérablement les risques de stress thermique. Si 16 régions sur 20 interdisent déjà le travail entre 12h30 et 16h00 dans les secteurs les plus exposés dès que les températures dépassent 35 degrés, aucune loi nationale ne fixe de règles uniformes à l’échelle du pays.
Les disparités entre catégories de travailleurs aggravent la situation. Les ouvriers agricoles et du bâtiment peuvent bénéficier du chômage technique durant les heures les plus chaudes. Les livreurs à vélo, eux, en sont exclus et ne perçoivent aucune compensation financière en cas d’arrêt de travail.
L’opposition réclame une loi nationale instaurant des règles uniformes de repos rémunéré pour tous les travailleurs exposés. Le gouvernement Meloni s’y refuse, préférant des décisions au cas par cas pour, selon lui, « ne pas nuire à la production industrielle ».
