La canicule exceptionnelle qui a sévi pendant près de deux semaines en France n’a pas provoqué de risque d’approvisionnement en eau potable à l’échelle nationale, a déclaré mercredi 1er juillet le ministre délégué chargé de la Transition écologique, Mathieu Lefèvre, après avoir réuni le Comité d’anticipation et de suivi hydrologique. Il a écarté un scénario comparable à l’été 2022, où plus d’une centaine de communes avaient dû être ravitaillées par camions-citernes faute d’eau dans leurs canalisations.
La situation reste cependant préoccupante. Selon le site gouvernemental VigiEau, 93 départements sont en vigilance hydrique, dont 27 placés en situation de crise, principalement dans le centre du pays. Dans ces départements, seuls les usages prioritaires de l’eau sont préservés : les prélèvements agricoles sont interdits, totalement ou partiellement, tout comme de nombreux usages domestiques et publics tels que le remplissage des piscines ou le lavage des véhicules. Le ministre a reconnu qu’un impact sur les récoltes agricoles est inévitable, tout en jugeant prématuré d’évaluer ses effets sur les marchés.
Sur le terrain, certaines communes connaissent déjà des restrictions concrètes. À Contamine-Sarzin, village d’environ 750 habitants situé entre Annecy et Genève, des coupures d’eau ont eu lieu au plus fort de la canicule vendredi dernier. Trois communes du pays de Maîche, dans le Doubs, sont d’ores et déjà alimentées par camions-citernes. Météo-France prédit par ailleurs un possible retour de la canicule dès vendredi.
