Le ministère russe des Affaires étrangères a appelé ce lundi 25 mai 2026 les ressortissants étrangers résidant à Kiev, y compris les personnels diplomatiques et les représentants d’organisations internationales, à quitter la capitale ukrainienne dans les plus brefs délais, avertissant que de nouvelles frappes allaient cibler des centres de décision et des entreprises du complexe militaro-industriel. Aucun délai précis n’a été communiqué.
Cet avertissement intervient au lendemain d’une attaque massive qui a frappé Kiev ce week-end, faisant au moins quatre morts et une centaine de blessés. La Russie avait utilisé pour la troisième fois depuis le début du conflit son missile de dernière génération, l’Orechnik.
Les réactions occidentales ont été fermes. Le chef de la diplomatie ukrainienne, Andriï Sybiga, a appelé les partenaires de Kiev à ne pas céder à ce qu’il a qualifié de chantage russe, les pressant de fournir davantage d’aide et d’armements. La France a été plus directe encore : « On a l’habitude des menaces de Poutine. Hors de question d’évacuer » nos diplomates, a répondu le ministère français des Affaires étrangères, interrogé par des journalistes.
Sur le front diplomatique, le secrétaire d’État américain Marco Rubio, en déplacement en Inde, a réaffirmé ce mardi que Washington demeurait prêt à tout faire pour faciliter la fin de la guerre, espérant que l’occasion se présenterait. L’administration Trump avait organisé des cycles de négociations entre les deux camps à Abou Dhabi puis à Genève en février, mais les discussions tripartites sont de facto gelées depuis l’éclatement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février, même si Moscou et Kiev se disent tous deux disposés à les reprendre. Les divergences sur la question territoriale continuent de freiner tout progrès vers une sortie du conflit.
Isaac HOUSSOU
