Le Premier ministre de Moldavie, Alexandru Munteanu, a annoncé sa démission ce vendredi 03 juillet, seulement huit mois après sa nomination. Ce départ inattendu constitue un revers politique pour la présidente pro-européenne Maia Sandu, à un moment crucial pour l’avenir européen du pays.
Nommé en novembre 2025 à la suite de la victoire du Parti Action et Solidarité aux élections législatives, Alexandru Munteanu avait été chargé de conduire les réformes promises par le pouvoir en place, notamment en matière de gouvernance et d’intégration européenne.
C’est sur le réseau social X que le chef du gouvernement a officialisé sa décision, dans un message bref. Il a indiqué que son mandat prenait fin, expliquant avoir choisi de quitter ses fonctions après avoir estimé ne plus pouvoir exercer sa mission en accord avec ses principes et ses convictions. Aucune explication détaillée n’a été fournie par l’ex-Premier ministre. Sa démission intervient toutefois dans un climat politique tendu, marqué par un scandale de gouvernance touchant plusieurs agences étatiques, notamment dans le secteur du contrôle de l’espace aérien. Des interrogations autour des rémunérations élevées et du manque de transparence dans certaines nominations ont conduit à l’ouverture d’une enquête parlementaire, alimentant les critiques contre l’exécutif.
La présidente Maia Sandu a rapidement réagi en rejetant tout lien direct entre ces affaires et la démission de son Premier ministre. Elle a notamment démenti les spéculations selon lesquelles Alexandru Munteanu aurait quitté ses fonctions après avoir été empêché de lutter contre des abus. Ce départ fragilise néanmoins la présidence moldave à un moment stratégique, alors que la Moldavie vient de franchir une nouvelle étape dans son processus d’adhésion à l’Union européenne avec l’ouverture des premières négociations techniques.
