Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a déclaré jeudi 2 juillet la fin de l’épisode d’hantavirus qui s’était déclaré à bord du navire de croisière MV Hondius. La dernière personne en contact avec un cas exposé a terminé sa quarantaine, a été testée négative et est rentrée chez elle. Aucun nouveau cas n’a été signalé depuis le 25 mai.
Au total, cet épisode a compté 13 cas confirmés, dont trois décès, et plus de 650 cas contacts identifiés et suivis par les autorités sanitaires dans 33 pays et territoires. Le navire bataillant pavillon néerlandais avait quitté le port argentin d’Ushuaïa le 1er avril à destination du Cap-Vert. Après la découverte du virus, il avait rejoint Tenerife pour y évacuer plus de 120 passagers le 10 mai, avant d’accoster le 18 mai à Rotterdam avec un équipage réduit placé en quarantaine. Deux décès ont eu lieu à bord Sun Néerlandais en avril et une Allemande en mai, une troisième victime, l’épouse du premier, étant morte fin avril en Afrique du Sud après avoir quitté le navire.
L’inquiétude portait principalement sur le risque de transmission interhumaine : la souche en cause, dite des Andes, est la seule connue pour permettre ce type de contamination, contrairement aux autres souches d’hantavirus, généralement transmises par des rongeurs. L’OMS coordonne désormais une étude impliquant 21 pays pour mieux comprendre l’évolution de la maladie et contribuer au développement de diagnostics, traitements et vaccins, aucun n’existant à ce jour. L’origine du foyer n’a pas encore été identifiée avec précision.
