La capitale ukrainienne a été frappée dans la nuit du 1er au 2 juillet par une attaque massive de missiles balistiques, missiles de croisière et drones russes, faisant au moins treize morts et plus de 80 blessés, selon le maire de Kiev, Vitali Klitschko. Vingt-huit sites ont été touchés, principalement des immeubles résidentiels et des infrastructures civiles dans cinq districts de la région, a précisé le responsable de l’administration militaire Mykola Kalachnyk.
Les trois millions d’habitants de la capitale ont vécu une nuit d’horreur : des dizaines de milliers de personnes se sont abritées dans des caves, parkings souterrains et stations de métro. Des explosions ont retenti pendant plusieurs heures, un nuage de fumée s’élevant dans l’hypercentre avant qu’une seconde déflagration ne projette des débris dans les rues. Plus de 570 pompiers ont été mobilisés sur place, la concentration de fumée rendant l’air irrespirable dans plusieurs quartiers.
Parmi les cibles touchées figurent un bâtiment abritant un poste d’ambulances, où cinq professionnels de santé ont été blessés dont un ambulancier dans un état critique, ainsi qu’un immeuble résidentiel de grande hauteur dont le toit a pris feu et un autre immeuble de neuf étages où des personnes se sont retrouvées piégées.
Le chef de la diplomatie ukrainienne Andriï Sybiga a appelé les partenaires de Kiev à accélérer leurs décisions en matière de défense aérienne, après cette nuit qu’il a qualifiée d’horreur. La veille depuis Dublin, le président Volodymyr Zelensky avait indiqué rentrer immédiatement à Kiev après avoir été informé de l’attaque en préparation. Plus de quatre ans après le début de l’invasion russe, Kiev reste régulièrement la cible d’offensives aériennes meurtrières.
