Trois attentats à caractère politique perpétrés mercredi 1er juillet à Thessalonique, dans le nord de la Grèce, ont fait un mort et quatre blessés. Des bombes artisanales ont été lancées contre les domiciles de trois responsables du parti conservateur Nouvelle Démocratie, au pouvoir. La mère d’une ancienne candidate est décédée à l’hôpital des suites de ses brûlures.
Aucune revendication n’a été formulée à ce stade, mais la police antiterroriste grecque oriente ses investigations vers des groupuscules d’extrême gauche et anarchistes. Le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis, également président de la Nouvelle Démocratie, a réagi depuis Thessalonique en promettant que les auteurs seraient retrouvés et traduits en justice, affirmant que ceux qui déguisent de tels actes en luttes sociales ne sont rien d’autre que de simples criminels.
Ces attaques se distinguent des précédents attentats à la bombe que la Grèce a connus ces dernières décennies contre des ministères, banques ou tribunaux, lesquels ne provoquaient généralement que des dégâts matériels. La violence contre des personnalités politiques de cette ampleur est inédite dans le pays, même si l’ensemble du spectre politique a unanimement condamné ces actes.
