Depuis ce 1er juillet 2026, les étudiants étrangers non-européens et non-boursiers vivant en France ne bénéficient plus des aides personnalisées au logement (APL). Cette mesure, adoptée dans le cadre de la loi de finances 2026, suscite de vives inquiétudes au sein de la communauté étudiante.
Jusqu’ici, l’APL constituait l’une des rares aides accessibles aux étudiants, quelle que soit leur nationalité. Désormais, cette suppression affecte potentiellement une part importante des étudiants extra-communautaires présents dans les universités et grandes écoles françaises. Pour de nombreux bénéficiaires, cette aide représentait un soutien essentiel pour couvrir une partie du loyer et éviter les impayés. Sa suppression risque d’aggraver la précarité, notamment chez les étudiants déjà confrontés à des frais de scolarité plus élevés.
Les associations et syndicats étudiants redoutent une hausse des situations de précarité, voire de sans-abrisme, chez les étudiants étrangers. Ils alertent également sur un risque accru de recours à des logements insalubres ou à des solutions d’hébergement précaires. Le gouvernement justifie cette décision par une volonté de mieux cibler les aides publiques et de réduire les dépenses de l’État. Selon les autorités, cette mesure pourrait permettre d’économiser environ 200 millions d’euros par an.
Cette réforme intervient dans un contexte déjà difficile pour les étudiants non-européens, confrontés à une hausse importante des frais d’inscription universitaires. Beaucoup pourraient désormais être contraints de multiplier les emplois ou de revoir leurs conditions de logement pour poursuivre leurs études en France.
