Depuis mercredi 24 juin 2026, environ un millier de décès de plus que la normale ont été recensés en France, a annoncé Santé publique France (SpF) ce 28 juin, alors que s’achève une vague de chaleur d’une intensité exceptionnelle. Ce bilan, encore partiel, est susceptible de s’alourdir dans les prochains jours.
Selon l’agence sanitaire, plus de 1 200 décès toutes causes confondues ont été enregistrés le 24 juin, suivis de plus de 1 400 décès quotidiens les 25 et 26 juin, contre une moyenne de 900 à 1 000 décès par jour habituellement observée en avril et mai. Ce phénomène touche toutes les classes d’âge, mais 85 % des décès concernent les personnes de 65 ans et plus. L’agence relève également une hausse de 40 % des décès survenus à domicile, particulièrement marquée en Île-de-France.
Cette canicule, qui a vu les températures dépasser 40°C sur une large partie du territoire, est jugée plus intense que l’épisode de 2003. La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a toutefois estimé que la France ne devrait probablement pas connaître la même surmortalité que celle de 2003, qui avait fait 15 000 morts.
Sur France Info, le chef des urgences de l’hôpital Pompidou, Philippe Juvin, a dit s’attendre à un bilan très lourd, identifiant trois catégories particulièrement exposées : les personnes âgées arrivant fortement déshydratées, les sans-abri à Paris, et les patients souffrant de troubles psychiatriques. Il a également alerté sur la saturation des services d’urgence, du Samu et des pompiers.
Sur le plan politique, la responsable des Écologistes Marine Tondelier a réclamé que toute la lumière soit faite sur le bilan humain de cette canicule, estimant que certains responsables devront en tirer des conséquences politiques. L’ancien Premier ministre Édouard Philippe a, pour sa part, jugé que les mesures d’adaptation au changement climatique n’avançaient pas assez vite et devraient aller plus loin.
