Un premier cas de maladie à virus Ebola a été identifié sur le territoire français, chez un médecin de retour de République démocratique du Congo (RDC), pays actuellement confronté à une importante épidémie. Le ministère de la Santé a confirmé l’information dans un communiqué, précisant que le cas avait été détecté en métropole.
Le patient avait déjà été isolé dès son arrivée sur le territoire national, avant même la confirmation officielle de la maladie. Le ministère assure que toutes les mesures de précaution nécessaires ont été prises immédiatement. La situation est suivie de près par le Premier ministre, selon son entourage.
En RDC, où l’épidémie sévit depuis le 15 mai au moins, l’Institut national de santé publique congolais a recensé 1 003 cas et 254 décès, soit un taux de létalité de 25,3 %. L’augmentation du nombre de cas s’explique en partie par l’amélioration des capacités de test du pays, bien que les organisations humanitaires sur le terrain estiment que les chiffres officiels restent sous-estimés. Le virus s’est également propagé en Ouganda, pays voisin, où les autorités ont déclaré la situation « sous contrôle » le 11 juin, avec vingt cas confirmés et deux décès.
L’épidémie est causée par le virus Bundibugyo, pour lequel il n’existe à ce jour ni vaccin ni traitement les vaccins disponibles ne ciblant que le virus Zaïre, responsable des plus grandes épidémies connues. L’Organisation mondiale de la santé a déclaré une urgence de santé publique de portée internationale, et l’Africa CDC estime que dix pays de la région sont à risque. Ebola a fait plus de 15 000 morts en Afrique au cours des cinquante dernières années.
