Dix ans après le référendum sur le Brexit, l’avenir des relations entre le Royaume-Uni et l’Union européenne reste au cœur des débats politiques. Avec le départ de Keir Starmer et la montée en puissance d’Andy Burnham comme potentiel successeur, les interrogations se multiplient sur l’orientation que pourrait prendre Londres vis-à-vis de Bruxelles.
Depuis le vote du Brexit en 2016, la politique britannique a connu une forte instabilité, avec déjà six Premiers ministres successifs. Durant son passage à Downing Street, Keir Starmer avait fait du rapprochement avec l’Europe l’un de ses principaux objectifs.
Selon un récent sondage du European Council on Foreign Relations, une majorité de Britanniques considère aujourd’hui que le Brexit a eu des conséquences négatives pour le pays. Une part importante de l’opinion publique souhaiterait également un rapprochement plus important avec l’Union européenne.
Le sommet euro-britannique prévu le 22 juillet à Bruxelles apparaît désormais incertain. Cette rencontre devait marquer une nouvelle étape dans le dialogue entre Londres et Bruxelles, mais plusieurs désaccords persistent, notamment sur les normes agricoles ainsi que sur les relations commerciales.
À Bruxelles, le Brexit reste perçu comme une rupture majeure. Toutefois, les visions divergent sur la suite à donner. Certains responsables européens plaident pour un rapprochement progressif avec Londres, tandis que d’autres estiment que l’Union doit concentrer ses priorités sur d’autres enjeux stratégiques.
Longtemps opposé au Brexit, Andy Burnham n’apparaît pas pour autant comme un garant d’un rapprochement automatique avec l’Europe. Le sujet reste politiquement sensible au Royaume-Uni, y compris au sein du Parti travailliste.
Élu député après une large victoire face au candidat de Reform UK dans la circonscription de Makerfield, Andy Burnham bénéficie d’une forte popularité. Maire du Grand Manchester depuis 2017, il s’est imposé comme l’une des figures politiques les plus influentes du pays.
À 56 ans, celui qui se présente comme défenseur d’un « socialisme pro-entreprises » promet d’insuffler un nouveau souffle au Labour et au Royaume-Uni. Reste désormais à savoir si son éventuelle arrivée à Downing Street marquerait un véritable tournant dans les relations avec l’Union européenne.
