Le président béninois Romuald Wadagni a dévoilé, samedi 24 mai 2026, la composition de son premier gouvernement après son investiture. Sur les 25 membres de l’exécutif, sept ministres issus de l’administration de Patrice Talon conservent leurs portefeuilles stratégiques. Un choix qui traduit la volonté du nouveau chef de l’État d’assurer la continuité des réformes engagées depuis 2016, tout en insufflant une nouvelle dynamique politique et économique.
Un premier gouvernement placé sous le signe de la continuité
Quelques heures après sa prestation de serment, le président Romuald Wadagni a officialisé la liste des membres de son gouvernement. Composé de 22 ministres et de 3 ministres délégués, ce premier cabinet marque le début d’une nouvelle phase politique au Bénin après une décennie de gouvernance sous Patrice Talon.
Dans cette nouvelle équipe gouvernementale, plusieurs figures expérimentées de l’ancien régime ont été maintenues à des postes clés. Cette orientation stratégique vise à préserver la stabilité institutionnelle et à garantir la poursuite des grands projets de modernisation engagés ces dernières années.
Les sept ministres reconduits dans le gouvernement Wadagni
Parmi les personnalités reconduites figurent Benjamin Hounkpatin à la Santé, Yvon Détchénou à la Justice, Véronique Tognifodé aux Affaires sociales, Aurélie Adam-Soulé Zoumarou à la Communication, Shadiya Alimatou Assouma au Commerce, Shegun Adjadi Bakari au Tourisme et Benoît Dato aux Sports.
Ces ministres, déjà présents dans les gouvernements Talon I et II, incarnent la continuité administrative voulue par le nouveau président. Romuald Wadagni lui-même, ancien ministre d’État chargé de l’Économie et des Finances, connaît parfaitement les rouages de l’exécutif béninois.
Une stratégie politique pour rassurer les partenaires
En conservant plusieurs piliers de l’ancien régime, le président Wadagni envoie un signal de confiance aux investisseurs, aux partenaires techniques et financiers ainsi qu’aux institutions internationales. Les secteurs clés comme la justice, la santé, le tourisme et le commerce restent dirigés par des responsables expérimentés.
Cette stratégie permet également d’éviter une rupture brutale dans la gouvernance publique, à un moment où le Bénin poursuit ses ambitions de croissance économique, de transformation numérique et de modernisation de l’administration.
De nouveaux profils pour impulser une dynamique nouvelle
Le nouveau gouvernement béninois intègre aussi de nouvelles figures politiques et technocratiques. Corinne Amori Brunet hérite des Affaires étrangères, tandis que Djibril Mama Cissé Moussa prend la tête du ministère de l’Intérieur et Aristide Médenou celui de l’Économie et des Finances.
Le gouvernement Wadagni se distingue enfin par une présence renforcée des femmes et par l’introduction de portefeuilles orientés vers le numérique et l’intelligence artificielle.
