Gianni Infantino a été au centre d’une polémique après la publication d’un article du Times, le 13 octobre. Le quotidien britannique l’accusait notamment d’avoir bénéficié d’un deuxième salaire non déclaré. Le journal a finalement reconnu ses erreurs et présenté ses excuses ce 20 octobre. Retour sur les conséquences possibles de cette affaire pour le président de la FIFA.
Pendant plusieurs jours, les accusations ont placé Gianni Infantino sous les projecteurs. À la tête de la FIFA depuis 2016, le dirigeant est habitué aux controverses liées à la gouvernance du football mondial. Mais une accusation touchant directement sa rémunération pouvait fragiliser davantage son image.
L’article initial du Times avançait que le président de la FIFA percevait un deuxième salaire non déclaré. Il évoquait également une acquisition immobilière à Miami dans des conditions présentées comme suspectes. De telles affirmations sont sensibles pour une institution internationale chargée de gérer le football mondial. La transparence financière et la confiance publique constituent des enjeux majeurs pour sa direction. Même lorsqu’elles restent contestées, des accusations de cette nature peuvent alimenter les critiques. Elles peuvent aussi être reprises par les médias et les acteurs qui suivent la gouvernance du sport. Il convient toutefois de distinguer les conséquences possibles d’une polémique des faits établis. Dans ce dossier, le quotidien à l’origine des révélations a finalement reconnu des erreurs importantes.
Les excuses du Times changent la donne
Le 20 octobre, The Times a reconnu que l’information sur le deuxième salaire était incorrecte. Le journal a également rectifié ses affirmations concernant la propriété de Miami. Ces excuses publiques constituent un élément majeur dans l’évolution de l’affaire. Elles permettent à Gianni Infantino de contester les accusations précises publiées par le quotidien. La rectification peut contribuer à restaurer sa crédibilité sur les points concernés. Elle n’efface cependant pas automatiquement toutes les critiques visant sa présidence.
À ce stade, les éléments disponibles ne permettent pas d’affirmer que cette polémique a provoqué une conséquence institutionnelle précise pour le président de la FIFA. En revanche, l’épisode illustre les risques réputationnels associés aux accusations médiatiques. Une information publiée par un grand quotidien peut rapidement devenir un sujet international, même lorsqu’elle doit ensuite être corrigée. Pour Gianni Infantino, les excuses du Times représentent donc un développement favorable. La suite dépendra notamment de la manière dont cette affaire sera relayée et de l’évolution des autres débats entourant la gouvernance de la FIFA.
