Le gouvernement sénégalais engage une réforme d’envergure. À l’issue du Conseil des ministres du 4 mars 2026, le Premier ministre Ousmane Sonko a annoncé la suppression de dix-neuf agences et structures parapubliques. L’exécutif entend ainsi rationaliser l’appareil administratif et contenir durablement les dépenses publiques.
Une restructuration assumée de l’appareil d’État
Les autorités justifient cette décision par la nécessité de mettre fin aux doublons institutionnels et aux chevauchements de compétences. Plusieurs entités exerçaient des missions similaires à celles de directions ministérielles déjà existantes. Cette fragmentation alourdissait le fonctionnement de l’État et diluait l’efficacité de l’action publique .La suppression de ces structures devrait générer, selon les projections officielles, près de 55 milliards de francs CFA d’économies sur trois ans. Une somme que le gouvernement envisage de réorienter vers des secteurs prioritaires, notamment les investissements structurants et les politiques sociales.
Maîtrise budgétaire et gouvernance renforcée
Au-delà des dissolutions annoncées, l’exécutif prévoit une réforme plus large du secteur parapublic. Dix autres entités feront l’objet d’un repositionnement stratégique. Leurs missions seront clarifiées et leur cadre organisationnel revu afin d’améliorer leur performance.
Le gouvernement entend également harmoniser les grilles salariales, encadrer la masse salariale et renforcer les mécanismes de contrôle. Un dispositif interministériel supervisera la mise en œuvre de cette restructuration.
Un volet social annoncé
Conscient des implications humaines d’une telle réforme, l’exécutif prévoit des mesures d’accompagnement pour les agents concernés. Des solutions de redéploiement et de reclassement devraient être examinées afin de limiter l’impact social des suppressions.
Samuel Richard KAKPO
