La République démocratique du Congo franchit une nouvelle étape dans la protection de son secteur extractif. Les autorités ont annoncé la création d’une Garde minière composée, à terme, de 20 000 agents paramilitaires. Cette nouvelle force sera chargée de sécuriser les sites miniers, le transport des minerais et les infrastructures stratégiques dans 22 provinces d’ici 2028.
Kinshasa muscle la sécurité autour du secteur minier
Face aux défis persistants liés à l’exploitation illégale, aux trafics et à l’insécurité, Kinshasa a décidé de renforcer son contrôle sur les richesses naturelles du pays. L’Inspection générale des mines (IGM) a officialisé la mise en place d’une Garde minière, unité spécialisée destinée à protéger les actifs miniers sur l’ensemble du territoire national.
Cette annonce intervient dans un contexte où la RDC demeure l’un des principaux producteurs mondiaux de cobalt, de cuivre, d’or et de coltan. Des ressources essentielles pour les industries technologiques et la transition énergétique mondiale.
20 000 hommes déployés dans 22 provinces d’ici 2028
Le gouvernement congolais prévoit un déploiement progressif de 20 000 agents dans 22 des 26 provinces du pays avant la fin de l’année 2028. Une première vague de 2 500 à 3 000 recrues doit entrer en fonction dès décembre prochain.
Le recrutement devrait débuter dans les prochaines semaines. À terme, ces nouvelles unités remplaceront les policiers et militaires actuellement mobilisés sur plusieurs sites d’exploitation minière.
Sécuriser toute la chaîne des minerais
La mission de cette Garde minière ne se limitera pas aux gisements. Elle couvrira également le convoyage, le stockage et la surveillance logistique des minerais, souvent ciblés par les réseaux criminels.
Pour Kinshasa, l’enjeu est double : renforcer la souveraineté économique du pays et améliorer la traçabilité des exportations minières.
Un programme financé à 100 millions de dollars
Les autorités congolaises précisent que ce projet bénéficiera d’un financement de 100 millions de dollars. Il s’inscrit aussi dans le cadre des récents accords économiques conclus avec les États-Unis et les Émirats arabes unis, preuve de l’intérêt croissant des partenaires étrangers pour le potentiel minier congolais.
Samuel Richard KAKPO
