Sous pression face aux pénuries d’électricité et aux aléas climatiques, Zambie engage un tournant stratégique en lançant un ambitieux projet solaire couplé à des systèmes de stockage. Objectif : stabiliser son réseau, réduire sa dépendance à l’hydroélectricité et répondre à une demande énergétique en forte croissance.
Un méga-projet solaire pour répondre à l’urgence énergétique
La Zambie accélère sa transition énergétique avec un projet structurant combinant production solaire et stockage par batteries. Pensée pour injecter une capacité significative d’énergie propre dans le réseau national, cette infrastructure doit améliorer la gestion de l’intermittence et limiter les coupures d’électricité.
Dans un pays confronté à des délestages récurrents, cette initiative s’impose comme une réponse immédiate aux tensions énergétiques. Elle s’inscrit dans une stratégie globale visant à renforcer la sécurité énergétique tout en modernisant les infrastructures existantes.
Réduire la dépendance à l’hydroélectricité, un impératif climatique
Historiquement, plus de 80 % de l’électricité du pays provient des barrages hydroélectriques. Une dépendance qui expose fortement la Zambie aux sécheresses et à la variabilité hydrologique, aggravant les crises énergétiques.
En misant sur le solaire couplé au stockage, les autorités entendent diversifier le mix énergétique et garantir une production plus stable. Cette approche permet de lisser l’offre d’électricité, y compris lors des pics de consommation ou en cas de faible ensoleillement, renforçant ainsi la résilience du système.
Une ambition régionale dans les énergies renouvelables
Au-delà de la gestion de crise, ce projet traduit une volonté politique affirmée : positionner la Zambie comme un acteur clé de la transition énergétique en Afrique. Plusieurs projets solaires sont en cours de développement, avec l’objectif d’atteindre des centaines de mégawatts supplémentaires.
L’intégration du stockage à grande échelle marque une avancée majeure, alignant le pays sur les standards internationaux. À terme, cette stratégie pourrait non seulement stabiliser l’approvisionnement en énergie, mais aussi stimuler l’industrialisation et attirer des investissements étrangers.
Samuel Richard KAKPO
