À Kaduna, l’ancien ministre nigérian de l’Énergie, Saleh Mamman, a été arrêté par la Commission des crimes économiques et financiers (EFCC), douze jours après sa condamnation à 75 ans de prison pour détournement de fonds publics et blanchiment d’argent. L’opération s’inscrit dans une vaste affaire de corruption liée à des projets énergétiques stratégiques en Nigeria.
Arrestation à Kaduna et traque d’un ancien ministre en fuite
L’interpellation a eu lieu dans la nuit du 19 mai 2026 à Kaduna, dans le nord du pays. Les agents de l’EFCC ont localisé l’ancien ministre dans le quartier Rigasa après plusieurs jours de surveillance et de collecte de renseignements. Deux personnes soupçonnées de l’avoir hébergé ont également été arrêtées dans le cadre de l’enquête.
Cette arrestation intervient alors que l’ancien membre du gouvernement avait échappé à la justice au moment du prononcé du verdict à Abuja.
Une condamnation lourde pour détournement de fonds publics
Le tribunal fédéral, présidé par le juge James Omotosho, a condamné Saleh Mamman à 75 ans d’emprisonnement pour 12 chefs d’accusation. Les peines, allant de deux à sept ans par chef, ont été cumulées pour atteindre cette sanction exceptionnelle.
L’affaire porte sur environ 33,8 milliards de nairas de fonds publics destinés à des projets énergétiques majeurs, notamment les centrales hydroélectriques de Mambilla et de Zungeru, considérées comme prioritaires pour renforcer l’accès à l’électricité au Nigeria.
Lutte anticorruption et enjeu de gouvernance
Pour les autorités nigérianes, cette arrestation constitue une étape importante dans la lutte contre la corruption au sein de l’administration publique. L’EFCC affirme poursuivre ses investigations afin d’identifier d’éventuels complices et de récupérer les fonds détournés.
